Sorte de paralélépipède
roulant, la première
Agila, lancée en
2000, avait indéniablement
pour elle une
“praticité” rarement égalée
pour une petite voiture de 3,53
m de long à vocation populaire.
Mais sa relève éponyme
qui vient d’arriver sur le marché
n’a pourtant plus rien de
commun… Pour la bonne
cause, car de son côté, la nouvelle
venue s’avère véritablement
gracieuse! Et encore plus
fonctionnelle aussi, puisque les
20 centimètres qu’elle a gagné
en longueur profite d’autant
mieux à l’habitabilité générale,
et au coffre, que bien des progrès
ont été accomplis dans
l’optimisation des cotes par les
bureaux d’étude. Résultat:
l’avenante Agila d’aujourd’hui
reste un minispace qui évite de
faire doublon avec la Mériva
en s’inscrivant délibérément
dans le créneau des citadines.
Symbole vivant de l’évolution
du temps, elle vise en premier
lieu la clientèle des jeunes ménages,
avec laquelle elle entend
entrer en connivence au
travers de quelques détails en
phase avec leurs aspirations.
Comme les coloris vifs de la
sellerie, ou un compte-tours
planté sur la planche de bord,
façon Smart.
STYLE
Sans discuter l’originalité des
volumes modernes et harmonieux
de la dernière Agila, la
non moins nouvelle Suzuki
Splash lui ressemble beaucoup.
Normal, elles reposent
toutes deux sur les mêmes bases
techniques et sont fabriquées
dans la même usine, en
Hongrie. Mais les faces avant
et arrière spécifiques, comme
certains détails d’aménagement,
leur donnent une identité
propre.
HABITACLE
Avec 5 portes et 5 places et un
coffre modulable, l’Agila se
prête à toutes les utilisations
avec une belle polyvalence. Les
nombreux espaces de rangement
sont appréciables au
quotidien, alors que l’équipement
de base intègre déjà plus
que l’essentiel (verrouillage
centralisé à distance, glaces av.
électriques). Et l’estimable
qualité perçue d’ensemble
s’accorde à une fonctionnalité
sans faille.
TECHNIQUE
Avec deux propulseurs essence
(3 cylindres 1.0i 65 ch et 1.2i 86
ch) fournis par Suzuki, ainsi
qu’un diesel“maison”1.3 CDTi
75 ch associé à un filtre à particules,
l’Agila se montre honnêtement
pourvue. L’architecture
de ses trains roulants est
conforme à ce qui se fait de
mieux dans cette catégorie où
le prix facial s’avère déterminant.
CONDUITE
Position haute et bonne vision
panoramique participent à la
facilité de conduite de l’Agila.
Un peu bruyant, le diesel pèse
excessivement sur le train
avant, mais se montre efficace
et sobre. Tout aussi évident,
l’agrément de conduite de
l’Agila doit beaucoup à la vivacité
de la direction, qui lui permet
de faire honneur à son
nom par une agilité comportementale
tangible.
PHILIPPE HERVIEU